Histoire

Samuel De Champlain effectue sa première visite au cap Tourmente en 1623. Toutefois, des fouilles archéologiques ont permis de déterminer la présence d’Autochtones sur le terrritoire plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’années avant l’arrivée de Champlain. Dès 1626, Champlain y fait construire la première ferme dans la vallée du Saint-Laurent, qui deviendra au début de la colonie,        « le grenier de Québec ».

La « Côte des beaux prés », comme Champlain l'a nommée en raison des terres fertiles qui parsèment le territoire, accueille les premières familles souches de la Nouvelle-France; Auber, Bacon, Bélanger, Boucher, Cloutier, Cochon, Côté, Doyon, Drouin, Fortin, Gagnon, Gaignon, Gariépy, Giroust, Gravel, Guiyon, Letardif, Parent, Poulin, Thibault. C’est ainsi que la Côte devient le « Berceau de l’Amérique Française ».

La Seigneurie de Beaupré a connu un développement économique, social et religieux rapide sous le règne de Mgr François Montmorency de Laval entre 1668 et 1680. Le Séminaire de Québec prend ensuite la relève et assure la gestion de la seigneurie pendant près de 200 ans, soit jusqu’en 1854, année de l’abolition du régime seigneurial.

 

Une route qui en a long à raconter

L’avenue Royale est une voie de communication témoin d’un passé agricole prospère.  Elle constitue l’une des plus vieilles routes rurales d’Amérique du Nord ! En effet, cette route était utilisée pour approvisionner Québec, et ce dès les débuts de la colonisation. C’est Monseigneur de Laval qui a imaginé le tracé de cette route il y a plus de 350 ans (en 1683), afin de relier les lieux de production agricole à la ville de Québec.

En sillonnant cette route, il est donc possible d'observer une variété de modes de vie se côtoyer, caractéristiques de différentes époques. Les caveaux à légumes, les chapelles et les nombreuses maisons patrimoniales sont des exemples d'éléments hérités des régimes français et anglais, qui caractérisent les paysages culturels de la région. Cette route sinueuse se retrouve tantôt en haut, tantôt au bas de la falaise qui traverse le territoire de la MRC.  Elle est marquée par une alternance de milieu rural et urbain.

 

Un paysage parsemé de beaux prés, de rivières et de forêts

Les caractéristiques morphologiques de la Côte-de-Beaupré expliquent l'occupation du territoire.  La plaine littorale, propice à l’agriculture, se termine au pied de la falaise, à proximité de l’avenue Royale. Cette partie du territoire est caractérisée par la présence de l'agriculture, principalement de productions maraîchères et laitières. Le plateau Laurentien est quant à lui caractérisé par une alternance entre un couvert forestier et des terres en culture. Finalement, les milieux plus montagneux sont parsemés de forêts, caractéristiques de de la forêt Laurentienne.

Cette géographie en palier, où la dénivellation du territoire croit progressivement jusqu’aux sommets des Laurentides, ainsi que la présence de rivières à grands débits, explique l’utilisation, aux 19ème et 20ème siècles du potentiel hydraulique de certaines rivières par de grands industriels.  Les principales rivières du territoire sont la rivière Montmorency et la rivière Sainte-Anne-du-Nord.

Par ailleurs, le sol de Château-Richer recèle de pierres de qualité qui ont largement été utilisées pour la construction résidentielle et commerciale, dès le début du régime français jusqu'à aujourd’hui.

Sources :

Centre local de développement (CLD) de la Côte-de-Beaupré (2006) Politique culturelle de la MRC de La Côte-de-Beaupré – 400 ans de culture et de patrimoine, 32 p.

Commission de la capitale nationale du Québec et Centre d’interprétation de la Côte-de-Beaupré (2009) Regard sur la Côte des Beaux Prés. 78 p.

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